20 juin 2006

Emouvoir, déranger, toucher, se frotter... la forme, comme fond d'un espace dédié au public

Les formes d’un bâtiment, d’un espace ou d’un objet sont capables de susciter de nombreuses émotions et réactions. Elles font appel à notre sens tactile autant qu’à notre vue et permettent de changer le caractère d’un lieu. Jouer sur les formes d’un espace public, c’est avoir la faculté de provoquer le
passant,
de le déranger ou de le mettre à l’aise.

Des formes symétriques, nettes et affirmées pour un espace sérieux , de confrontation, parfois dur. Par leur fort caractère (cercles fermés, lignes droites, angles...), ces formes provoquent la critique, la réaction, comme le ferait un discours politique.
De la souplesse et de la
rondeur pour un espace de liberté : on lâche du lest, c’est la liberté, l’absence de contrainte, on arrondit les angles des idées et des allées. L’œil glisse sur les formes du parc comme la liberté du citoyen lui permet de glisser sur les conventions. Aucune aspérité ne vient perturber sa ballade
.
Du confort, de l’épaisseur moelleuse dans lesquels s’enfoncer pour un espace de fraternité. Ainsi bien installés et en confiance, les habitants osent enfin croiser le regard de leur voisin et instaurer le dialogue. A partir de là, le promeneur pourra partager sa lecture avec son voisin et initier un rapport de fraternité.

Adapter la physionomie urbaine aux souhaits, aux attentes et aux besoins de l'homme.

Posté par champeaux à 11:08 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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