30 mai 2006

Brain storming : Aménagement et liberté d’expression

Notre Constitution française proclame la liberté d’expression, il faut l’assumer.
Comment transcrire cette valeur républicaine en un aménagement urbain ?

Voici les idées un peu folles que nous avons émises, M. Champeaux et moi, pour aller au bout du principe :

-         Ne pas créer de chemin dans le parc ; pourquoi forcer les gens à prendre un chemin qu’ils n’auraient pas pris naturellement ? Laisser les habitants se frayer librement un passage ; les sentiers qu’ils choisiront de prendre se dessineront d’eux-mêmes dans le parc.

-        Sur la place, plutôt que d’installer du mobilier urbain selon la vision de l’architecte, souvent peu propice aux bavardages, mettre du mobilier mobile (sur des rails) que l’habitant pourrait déplacer à sa guise pour se rapprocher ou s’isoler de son voisin.

-        Plutôt que d’installer des bancs sur lesquels on tourne toujours le dos à quelqu’un, installer des plots. On peut s’y asseoir dans tous les sens, ou s’y percher pour mieux convaincre son voisin de la justesse de ses propos ou pour haranguer les foules à la manière d’un révolutionnaire convaincu.

-        Pourquoi pas dessiner des plots en forme de coq, symbole gaulois depuis l’époque romaine ? qu’en pensez-vous ?

-         On pourrait installer de grands panneaux autour de la place sur lesquels les habitants pourraient inscrire ce qu’ils veulent, exerçant ainsi leur liberté d’expression.

-         Ou des panneaux sur lesquels les habitants seraient invités à venir inscrire quelques lignes qu’ils auraient choisies d’une chanson, d’un poème, ou une citation, sur la République, la démocratie ou à la vie de la cité en général.

-         Si l’espace public appartient à tout le monde, on peut aller cueillir une fleur dans un massif et repartir avec ?

-         Mettre face-à-face des personnages qui ont agi pour la démocratie, l’égalité entre les hommes et la liberté (Martin Luther King, Gandhi…) et ceux qui ont bafoué ces valeurs (Hitler, Pinochet…). Et pourquoi pas représenter leur tête sur un bâton à l’image de ce qui se faisait à la Révolution, pour changer de la traditionnelle statue ? (c’est peut-être une allusion trop violente ? …)

-         Trouver une allégorie, ou un personnage représentant la liberté (de Gaulle), un autre l’égalité (Martin Luther King), un autre la fraternité (Gandhi). Qui d’autre ?

-         A Nuremberg, l’architecte Dani Karavan a créé un passage avec 30 colonnes blanches identiques pour signifier les 30 articles de la DDH de 1789. Pour « liberté, égalité, fraternité », nous pourrions faire 3 … ? (colonnes, plots, spots, inscriptions…)

-         Dessiner une place totalement dépouillée sur le modèle de ce qui se faisait après la Révolution pour montrer qu’il a été fait table rase du passé → Est-ce que les gens en comprendront le sens ?

Posté par champeaux à 14:47 - - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires sur Brain storming : Aménagement et liberté d’expression

    besoin de respiré!!

    je trouve que votre projet est positif de sort que le paysage urbain est mis en valeur mérçi pour votre refléxion

    Posté par safsaf, 30 octobre 2007 à 16:11 | | Répondre
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